Trois temps, dix ouvertures, dix conclusions
Votre auditoire retiendra votre première phrase et votre dernière. Le reste dépend de ce que vous aurez fait de ces deux moments.
Ce carnet part d’une courbe mesurée depuis soixante ans, et en tire une règle de proportion. Un dixième du temps pour ouvrir, un dixième pour conclure, et ces deux dixièmes préparés au mot près.
Deux zones. Le début et la fin d’une intervention se rappellent nettement mieux que son milieu. La courbe se reproduit quelles que soient la longueur et la vitesse.
Murdock, The serial position effect of free recall, Journal of Experimental Psychology, 1962
0,2 % contre 13 %. Se regarder seul en vidéo produit un effet marginal, mesuré à 0,2 % de progression. Le retour d’un formateur en produit 13 %.
De Grez et collègues, comparaison des sources de retour en prise de parole
160 mots par minute. Le seuil au-delà duquel la compréhension chute. La zone confortable se situe entre 120 et 160.
Repères de débit oral en français, utilisés en formation
Le paradoxe de la préparation. Vous passez l’essentiel de votre temps sur le contenu du milieu, celui qui porte votre expertise. C’est précisément la partie que votre auditoire oubliera.
Cinq écarts que la caméra révèle. Le débit, le regard, les mains, les silences, la fin. Chaque carte oppose ce que vous croyez faire à ce que la caméra montre, puis donne le correctif.
Le blanc. Quand vous perdez le fil, reformulez ce que vous venez de dire. Le résumé vous rend la suite, et la salle y voit une transition.